les vahces dans le pré... des réseaux sociaux

Pyramide des influenceurs sociaux, ou loi de Pareto 2.0

Les leaders d’opinion sur Internet sont les personnes qui publient des articles (sur les blogs et/ou dans la presse), des livres, voire des vidéos avec les YouTubeurs

Ce n’est pas nouveau. Vous remarquerez que quand un journaliste invite un expert, de quelque domaine que ce soit, pour parler d’un sujet d’actualité, c’est toujours une personne qui a écrit un livre sur le sujet d’actualité en question.

Rien que de normal me direz-vous à juste titre, car quand on a planché sur un sujet technique particulier c’est que l’on maitrise le dit sujet. Autre cas appliqué : dans la recherche il faut publier pour être reconnu, d’une part pour que l’objet de ses recherches soit validé par ses pairs, et d’autre part pour décrocher des budgets… de recherche (syndrome de l’œuf et de la poule). Dans le cas de la recherche, le paradoxe est qu’il faut autant être chercheur dans sa spécialité que chercheur de budgets !

Ce n’est pas sans raison qu’aujourd’hui, en 2017, le Content Marketing est le nerf de la guerre-de-la-communication.

Voilà pourquoi et comment on doit développer son leadership.

L’objectif est simple : c’est un jeu à 3 où chacun a un intérêt et tous sont interdépendants :

  • les auteurs, leaders d’opinion, qui publient,
  • les curateurs* qui partagent avec leur(s) communauté(s) les articles qu’ils jugent intéressants,
  • les lecteurs, qui sont passifs dans le sens où ils ne sont ni auteurs ni curateurs.
* La curation de contenu (étymologiquement du latin curare : prendre soin et de l’anglais content curation ou data curation) est un néologisme en français correspondant à une pratique qui consiste à sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents du Web pour une requête ou un sujet donné (source : Wikipédia)

leaders curateurs lecteursLes curateurs servent les intérêts des auteurs en leur donnant de la visibilité : ils sont les ambassadeurs des auteurs par le fait de partager leurs publications via les réseaux sociaux, avec un effet de viralité redoutable (pour aller plus loin, lire l’article : recommandation 2.0 ou l’effet billard à 3 bandes LinkedIn).

Les lecteurs se nourrissent de ce que publient les auteurs en allant directement à la source (cf. abonnés à un blog) ou indirectement par leur veille de ce que diffusent les curateurs via les réseaux sociaux. Et toutes les plateformes à partir desquelles sont publiés des articles (blog, journaux en ligne, voire réseaux sociaux) ne se privent pas de mettre les icônes-boutons qui facilitent le partage, avec sa communauté, d’un article que l’on a lu et apprécié… comme vous pourriez le faire avec cet article 😉

Point capital : plus on publie, plus on est vu non seulement des lecteurs, mais aussi des moteurs de recherche. Et c’est comme ça que l’on peut être bien positionné, par référencement naturel, dans les résultats de Google (≈ 95% de parts de marché en Europe)

Mais ne vous trompez pas : ce n’est pas parce qu’on arrive à être très bien positionné en référencement naturel Google que l’on est indétrônable. Il faut entretenir son positionnement (i.e. : leadership) en publiant régulièrement.

Précision : les j’aime (likes), les commentaires et les partages sont les (gr)attitudes qui permettent d’identifier les personnes pro-actives sur les réseaux sociaux. Il est important de considérer ces alliés car ils alimentent les algorithmes de ces mêmes réseaux sociaux. Réseaux sociaux qui ont intérêt à booster la visibilité des « cliqués », car les « cliqués » génèrent des « clics » et des « cliqueurs » : le pétrole des Facebook, Google+, Linkedin, Twitter, …

histoir de cliqués et de cliqueurs

La finalité de toute cette mécanique est d’être vu des consomm-acteurs (que nous sommes tous) qui font 50% à 100% de leur parcours commercial via les moteurs de recherche (Google, Qwant, Bing, …) et/ou via leurs réseaux sociaux, qu’ils soient 2.0 ou dans la vraie vie !

Il est donc devenu impératif d’être vu sur ces différentes plateformes. Sans quoi le développement de son activité b2b ou la commercialisation de produits et services vers le grands public pour les majeurs est très difficile voire impossible. Il en est tout autre pour le commerce de proximité, mais je reviendrai sur ce sujet dans un prochain article.

Loi de Pareto 2.0 : cette population des lecteurs-passifs, des curateurs et des auteurs se répartit en 90 + 9 + 1

Pyramide de l'influence socialeNous sommes de + en + nombreux à être tantôt lecteurs-passifs (les vaches qui regardent les trains passer, ce n’est pas péjoratif dans mon propos, c’est la meilleure analogie que j’ai trouvée…), tantôt lecteurs-actifs (cf. curateurs, cliqueur) ; moins nombreux à être auteurs (heureusement). Et pour ceux qui ne sont pas sur les réseaux sociaux, ils sont de plus en plus hors-circuit.

Mais il reste toujours quelques exceptions de grands, voire très grands leaders qui n’y sont pas ou peu (voir Angela Merkel dans le tableau des Influencers de l’article Qui utilise Linkedin, qui ne l’utilise pas… Pourquoi ?)

Vous comprenez pourquoi maintenant les blogs ont une telle importance. Et pourquoi le nerf de la guerre marketing est le contenu… Bill Gates himself était un sacré visionnaire en 1996, isn’it ?

Content is king - Bill Gates

PS : la vidéo, live ou pas, est en train de tout bouleverser dans le Content Marketing. Je traiterai ce sujet dans un prochain article

PS : Je n’ai rien inventé, le principe de cette règle des 90 + 9 + 1 a été exposé, page 21, dans le livre Le miroir brisé des réseaux sociaux (octobre 2013) d’Alain Lefebvre et François Lienart.

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