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Valeur de la parole sur les réseaux sociaux

Valeur de la parole sur les réseaux sociaux

En septembre dernier je vous proposais d’appliquer la méthode de Socrate pour privilégier la qualité de l’information sur la quantité : ne publions (articles ou posts), ne commentons (comments) que si ce que nous avons à dire est VRAI, POSITIF et UTILE.

Nos réseaux d’influence sont directement liées aux qualités de nos publications

confiance dans son réseauIl s’avère aussi que la pertinence de ce que nous publions est déterminante sur les qualités et le nombre de nos ambassadeurs, que ce soit nos contacts professionnels dans la vraie vie  » in real life », ou sur les réseaux sociaux à commencer par Linkedin pour les domaines professionnels b2b.

La Revue des médias de l’INA nous le prouve via son infographie de juillet 2019 qui souligne indirectement l’importance de ses réseaux : nous sommes 64% à faire confiance aux informations d’une personnes que l’on connaît dans la vie de tous les jours, contre 30%  pour les infos en provenance d’internet (i.e. de personnes ou de sources que l’on ne connait pas)

Pour dire les choses crûment et être provocateur :
quand on publie de la merde, on développe un réseau de merde !

Depuis la rentrée de septembre 2018, je sens le vent tourner concernant nos usages des réseaux sociaux.

Même si on a un réseau modeste (i.e. followers) on regarde de moins en moins ses fils d’actualités tellement ils sont saturés de publicités et d’informations inutiles. Sans prétention, cet avis est le fruit de mes usages des réseaux sociaux et de mon intuition (cf. signaux faibles), mais certains signaux forts tendent à confirmer mon intuition.

Les GAFAM deviennent attentifs, très attentifs, de plus en plus attentifs à la qualité des contenus. Ce n’est pas sans raisons que, notamment, les Facebook et Twitter font tout pour éliminer les producteurs de fake news

Facebook est trop conscient de ce que lui rapporte chaque Facebookeur : Chaque compte américain rapportera 226 dollars à Facebook en 2021 (slate, 4 juillet 2019). La fidélisation des Facebookeurs est un enjeu majeur pour Mark Zuckerberg, et la fidélisation passe notamment par la qualité des contenus.

En quelques mois, le taux d’engagement des marques sur Instagram est passé de 1,1% à 0,9%, soit une baisse de 18% depuis le début de l’année (source : blog du modérateur, 10 juillet 2019). Les annonceurs seraient-ils perplexes sur la rentabilité de leur ROI Instagram ?

L’évolution du nombre de Twittos actifs chaque mois tend à plafonner, idem pour le chiffre d’affaires qui cause une baisse du profit de Twitter (source : les chiffres Twitter, mai 2018, webmarketing conseil)

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Google vient d’activer de nouveaux algorithmes « Core Update » destinés à faire une sélection encore plus fine [#contenu] sur le classement des résultats de nos recherches : « Nous vous suggérons de vous assurer que vous offrez le meilleur contenu possible. C’est ce que nos algorithmes cherchent à récompenser » (dixit Google).

Ce nouvel algorithme aurait pu avantageusement être baptisé « Socrate » 😉

Accessoirement, n’oublions pas que le moteur de recherche Google est le cœur du réacteur de la valeur ajoutée de Google !

Pour reprendre Jean-Claude Guillebaud (vidéo ci-dessous), sur les médias et surtout sur les réseaux sociaux, la parole est profanée, la parole est humiliée. La parole se dégrade en bavardage et en slogan (que ce soit chez le commun des mortels, chez les journalistes et chez les politiques, NDLR)

A force de ne se préoccuper que de l’instantanéité, on néglige le temps-long. Et le temps-long il est incontournable pour développer des relations de confiance.

A privilégier la quantité d’informations qu’on diffuse pour occuper le terrain du marketing et de la communication – avec des robots qui renvoient des dizaines de fois une même information – on néglige la qualité. Ce sont les raisons qui nous poussent de plus en plus à revenir aux relations humaines de terrain. Les Facebook, Linkedin et Twitter seront toujours utiles, à condition de bâtir des réseaux de relations de qualité et non plus des milliers de followers.

Personnellement, sur Linkedin, quand je reçois une invitation d’une personne qui a plus de 5000 contacts dans son réseau je m’empresse de refuser l’invitation dans 99% des cas. Et fondamentalement, que je sois invité ou que j’invite, je suis grégaire par nature et je cherche à développer des relations qui soient mutuellement profitables.

L’influence c’est une question de profondeur des idées que l’on défend

Dans son récent Fridayvideo #25 (Linkedin), Patrice Laubignat défend le même principe à propos du Social Selling : L’influence ce n’est pas une question de nombre, c’est une question de profondeur des idées que l’on défend.

Un commentaire : “Valeur de la parole sur les réseaux sociaux”

  1. Michel Volle

    15 juillet 2019

    J’espère que tu as raison et que l’influence sera de plus en plus fonction de la profondeur des idées que l’on défend ! Ce serait un signe de maturité.

    Il me semble que nous autres Français n’y sommes pas encore parvenus…

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