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Bonne Année 2018, un grand millésime pour 3 raisons !

3 raisons pour 3 générations distantes les unes des autres d’un demi-siècle : 201819681918

2018 génération C, 1968 génération soixante-huitards et 1918 générations Poilus. Accessoirement, les soixante-huitards sont aux yeux de la génération C, les anciens combattants qu’étaient les poilus aux yeux de ces mêmes soixante-huitards !

1918 Génération des poilus

Génération 1ère guerre mondiale, avec ses 18.591.701 morts(1) – toutes nations confondues – qu’a généré la Première guerre mondiale (dont 9,7 millions de militaires et 8,9 millions de civils)

Si vous souhaitez retrouver la trace d’un parent qui a été acteur et victime de la guerre de 14-18, rendez-vous sur le site Morts pour la France de la Première Guerre Mondiale.

Génération 68 : la révolution sociétale, sociale et politique

Génération soixante-huitards qu’on ne présente plus, si ce n’est qu’en 68 on considérait respectueusement les « anciens » poilus survivants de la 1ère guerre mondiale… anciens qu’ils sont eux mêmes au yeux des jeunes d’aujourd’hui…

2018 Génération « C »

« C » comme génération Connectée, plus couramment appelé « génération Y  » ou « digitaux natifs » ou « millennial« . La génération des insoumis, des slasheurs, dont 37% des moins de 35 ans voudraient être entrepreneurs (source : OpinionWay). Mais Simon Sinek prévient : attention à la dopamine des smartphones et des réseaux sociaux !

Simon Sinek – génération Y au travail ♦ Troublant de vérité, simple et unique. Une des meilleures interviews de l’auteur du bestseller ‘Start with Why’ (Commence avec le pourquoi).

3 bonnes raisons de fêter 3 événements en 2018. Mais indéniablement, la plus importante sera le 11 novembre 2018. Profitons-en pour raconter à nos enfants cette terrible période de l’histoire Européenne, qui a été très mal conclue par le traité de paix de Versailles ; traité de paix qui s’avèrera être le terreau de la deuxième guerre mondiale.

Prenons le temps de faire visiter à nos enfants ces tristement célèbres champs de batailles : Verdun, chemin des Dames, la Somme. Avec une attention toute particulière pour celle du chemin des dames où on a envoyé les poilus à l’abattoir (1). Ce qui générera la fameuse mutinerie de 1917, avec pour conséquence 554 condamnations à mort dont 49 seront « fusillés pour l’exemple », les 505 autres ayant été graciés par les Président Raymond Poincaré (2). Ces fusillés de la Grande Guerre finiront par être réhabilités en 2017… un siècle !

monuments aux morts, place de la Nation, Verdun

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(1) les chiffres varient suivant les sources, entre 30 et 70. Pour en savoir plus, voir la page Wikipédia sur les mutineries de 1917. Notez qu’il y eut d’autres « fusillés pour l’exemple » dans les rangs français : près de 200 en 1914 et 260 en 1915 !
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(2) source : Wikipédia, Pertes humaines de la Première Guerre mondiale
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11 commentaires : “Bonne Année 2018, un grand millésime pour 3 raisons !”

  1. Jean Libercier

    4 janvier 2018

    La France s’est construite par étapes successives, avec des moments glorieux d’autres qui le sont moins, avec du génie dans certaines occasions et d’autres plus médiocres, avec des guerres terribles et des moment de paix.
    Actuellement en Europe, nous vivons une très longue période de paix. Cette paix a été chèrement acquise par deux guerres : 14-18 et 39-45 et des millions de morts. A tous ces disparus nous devons une reconnaissance émue et éternelle. La France d’aujourd’hui ne serait pas ce qu’elle est, sans leurs sacrifices.
    Tout cela forme un tout qui est notre histoire de France, notre socle commun. C’est pour cela que nous l’aimons.

  2. Jean-Philippe Déranlot

    6 janvier 2018

    Merci Jean. Je vois que, comme moi, tu as du connaître en tes vertes années des parents, grands-parents ou des oncles qui ont vécu ces terribles épreuves. Nous leurs devons une reconnaissance éternelle.

  3. Le Lann

    9 janvier 2018

    Merci bien : un vrai régal que ces 8 mn 51, avec de bons questionnements, un super speaker, et certes oui, pas tellement de réponses à ces défis. Mais ce n’était pas l’objet premier, je pense, de ce topo !

  4. Philippe Coiffard

    9 janvier 2018

    J’ai toujours considéré notre génération comme étant celle de la transmission de la mémoire de ce qu’ont vécu nos illustres anciens vers les nouvelles générations, non seulement pour que rien ne soit oublié, mais aussi par respect, sinon devoir envers ceux qui ont fait la France.
    En 2014, j’ai emmené mon fils à Verdun, Douaumont,Vaux, au Chemin des Dames,et, nous avions terminé dans la clairière de Rethondes. Il n’y a que là-bas que l’on peut se rendre compte de ce que fût la Grande Guerre dont mon grand-père paternel avait été l’un des acteurs. Au Mémorial de Verdun, nous avions retrouvé trace de son frère.
    Merci Jean-Philippe de cette attention magnifique… j’ai connu 1968 : j’étais en pension chez les Jésuites et dans l’impossibilité de rentrer à la maison pendant tout le mois de mai. Je n’ai pas tout à fait la même sympathie à l’encontre des barbus qu’ils soient à fleur et baba cool ou pas.

  5. Bruno Gauclère

    9 janvier 2018

    Merci de tes vœux Jean-Philippe et merci de proposer ces sujets de réflexion. A 100 ans de distance, la génération des « millenials » pourrait utilement se pencher sur celle des poilus pour s’imprégner de valeurs fondamentales comme la solidarité et comprendre que pour se construire il faut du temps, ce que dit très bien Simon Sinek.

  6. Guérin

    9 janvier 2018

    Bravo pour ces excellentes synthèses !
    En tant que femme exerçant depuis des années en profession libérale je n’aurai pas pu répondre à ce blog… s’il n’y avait pas eu Mai 68 ! Car à l’époque les femmes étaient des « mineures » sous tutelle de leur père puis de leur époux.
    Nous devons également une éternelle reconnaissance aux « poilus », pour la plupart des jeunes (mon grand’père avait 19 ans) lâchement sacrifiés par des politiques aveuglés par leur ego.
    Ne parlons pas de la guerre suivante où mon père 19 ans aussi a été prisonnier dans les camps 5 ANS… Il faut que la génération C sorte du virtuel de temps en temps pour apprécier la liberté à sa juste valeur.
    Bonne initiative !

  7. isabelle

    9 janvier 2018

    belles envolées, qui nous emmènent vers 2068… que vivront alors nos petit-enfants, qui seront en 2068 dans la force de l’âge? unissons nos réflexions et nos efforts pour construire un monde de partage et non de fracture.

  8. Jean-Philippe Déranlot

    10 janvier 2018

    Merci Robert (Le Lann), Philippe, Bruno, Martine (Guérin) et Isabelle. Je vois et j’apprécie ne pas être un cas-social-papi-fait-de-la-résistance. Comme je le défends régulièrement les différentes générations de notre société ont intérêt à échanger, partager et « faire » ensemble. Il en va de même pour notre histoire, il nous faut l’expliquer sans relâche… « L’homme n’est pas fait pour construire des murs mais pour construire des ponts » (Lao-Tseu)

  9. TRICHET Gilles

    15 janvier 2018

    Parallèle intéressant entre les uns qui ont combattu pour une cause et les autres pour un idéal.
    L’interdiction d’interdire, la jouissance sans entrave, le réalisme de demander l’impossible d’un côté, la patrie en danger de l’autre.
    Quelles seront les causes et les idéaux de la génération 2018 ? Elle me semble plus discriminatrice que fédératrice tant les étiquettes en « -phobe » ou en « -iste » ne manquent pas pour tenter de catégoriser ceux et celles qui tentent des discours discordants.
    Quand l’anathème se substitue au débat contradictoire…

  10. Jean-Philippe Déranlot

    15 janvier 2018

    Merci Gilles. Je retiens particulièrement ta conclusion : Quand l’anathème se substitue au débat contradictoire… qui devrait être affiché sur le fronton de l’open space de Mark Zuckerberg 😉

  11. André BROUCHET

    17 janvier 2018

    Ancien combattant de … mai 68, j’ai fait mon service dans les paras, mais, heureusement, juste après la guerre d’Algérie et j’ai pu constater à la fois le bien que faisait le service militaire obligatoire à certains, en les plongeant dans la réalité de la population française et du mal pour ceux qui n’en voyaient que les contraintes ou les occasions de picoler. Ce que dit Simon Sinek est frappé au coin du bon sens et nous nous sentons tous concernés. Reprendre la main pour combattre et vaincre les addictions (aux jeux vidéos, au porno, aux réseaux sociaux etc.) n’est certes pas facile. D’où le besoin de Mentors, de connaisseurs comme toi, Jean Philippe, que je remercie pour cette carte de voeux très particulière, donc particulièrement humaine. Bonne Année vieux Frère !

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