Quand les X parlent aux Y des réseaux

Quand les X parlent aux Y des réseaux sociaux #XYLeChoc

Je suis convaincu depuis longtemps de l’intérêt du rapprochement des générations : les X & les Y ne changent rien à l’affaire (voir mon article intergénération, apprentissage & numérique : le tiercé gagnant, et la vidéo associée où j’expose ma version 2.0 de la fable  le chêne et le roseau).

Au plaisir de partager avec vous cet événement qui s’est déroulé jeudi 25 mars 2015 à Télécom ParisTech, organisé par MINAS’s Talents et Télécom Monde Arabe. Avec un remerciement chaleureux pour son organisatrice Imane Rahmouni (présidente MINA’s Talent) qui n’a malheureusement pas pu y assister.

Quand les X parlent aux Y des réseaux sociaux avec 4 intervenants Y (masqués en X)  Tweets sur #XYLeChoc 

Ils ont tous les 4 des propos percutants et particulièrement intéressants, que je recommande notamment à ceux qui doutent de l’intérêt des réseaux sociaux, dont une majorité font partie (parti ? ) de la « génération 45 tours » (dixit Olivier Gonzalès).

Entre Fadhila Brahimi @FBrahimi qui est tombée dans la marmite du web il y a une dizaine d’années, Alban Jarry @Alban_Jarry salarié-pas-consultant-marketing mais frappadingue du Twitt et Olvier Gonzalès @gonzalezolc membre masqué Y de la génération X plein d’humour (il aurait fait un excellent chef de Village au Club Med), j’ai une préférence pour Achraf Ayadi @achrafayadi qui nous raconte l’histoire des réseaux sociaux dans la révolution Tunisienne et qui ne manque pas de lucidité et de pertinence sur les pièges dans lesquels la génération Y ne doit pas tomber.

Cette vidéo YouTube est en fait une "PlayList" YouTube qui regroupe les 4 vidéos des 4 intervenants (sélection via le menu en bas à droite de cette fenêtre YouTube)

Pour vous mettre en appétit, voici quelques citations de leurs interventions

vidéo #1 Fadhila Brahimi : L’impact du digital sur les entreprises

Concernant la digitalisation (ou le numérique) la phase évangélisation est terminée, il faut désormais passer à la vitesse supérieure ! (en clair le train est parti dépêchez-vous de courir pour le rattraper, NDLR).

La génération Y a un usage du numérique personnel, pas business.

Nous avons besoin de nous former en continu.

Tout système a besoin d’un point d’équilibre. La génération a besoin d’apprendre la vie de l’entreprise, autant que la génération X doit devenir agile avec le numérique.

Les entreprises de moins de 50 personnes représentent 97% des entreprises. Elles doivent fonctionner de plus en plus en banc de poissons… face aux baleines que sont les grandes entreprises.

vidéo #2 Alban Jarry : L’action de l’aimant social

J’ai une phrase twittable : Il y a à peine 2 ans, avoir des profils LinkedIn et Twitter sur son CV était un facteur différenciant. Aujourd’hui, ne pas en avoir est un facteur discriminant (intervention de Fadhila Brahimi).

Facebook est un outil intelligent pour personnes bêtes. Twitter est un outil bête pour personnes intelligentes (intervenant anonyme dans la salle).

Des  vilaines choses sur les réseaux sociaux il y en a très très peu, mais on ne voit que ça. Les réseaux sociaux sont le reflet de ce qui se passe dans la vraie vie (IRL = In real life) (intervention d’Olivier Gonzales).

Sur les réseaux sociaux attention à la nature et à la tonalité de ce que vous postez : soyez cohérents et assumez ! Soit vous voulez être dans la polémique et incisif, et sachez que vous récolterez de la polémique et des messages forcément agressifs. Soit vous n’en voulez pas et à ce moment-là vous n’en faites pas (intervention de Fadhila Brahimi).

vidéo #3 Achraf Ayadi : L’impact des réseaux sociaux comme contre poids citoyen

Pour bien mesurer l’influence des réseaux sociaux lors de la révolution tunisienne, il faut comprendre ce qu’ont été les réseaux sociaux avant, pendant et après la révolution (…/…) Avant la révolution il y avait une blogosphère très active, animée en majorité par de jeunes blogueurs.

J’ai un regard à la fois curieux et inquiet sur l’évolution du ton employé sur les réseaux sociaux tunisiens.

la génération Y tunisienne (tant en Tunisie qu’en France) est très impliquée dans les réseaux sociaux (…/…) La génération Y ne devrait pas se laisser aller dans une évolution technologique très forte parce qu’elle ferait le lit d’une nouvelle forme de dictature. Une dictature du like, du share, du comment. Une culture du fastfood intellectuel où l’on consomme, où l’on apprécie des clichés, des petits jets intellectuels qui ne permettent pas d’apprécier une construction intellectuelle de bout en bout.

Nous avons besoin de partager un destin commun ; et un destin commun ce n’est pas un like, ce n’est pas un share, ce n’est pas un tweet

#4 Olivier Gonzales : What’s next ? (pas de vidéo 🙁 )

Ma grand-mère à 92 ans et l’Apple Watch elle s’en fout. Mais le digital la touche quand même, parce-qu’elle est médicalement assistée avec une petite pile sur elle, si jamais elle tombait, qui envoie un signal. Et ça c’est le monde qui se prépare pour nous demain.

Cette digitalisation, vous l’aimez, vous l’aimez pas, vous n’êtes pas sur les réseaux sociaux (…/…) vous allez devoir vivre avec.

On va dans un monde (du digital) qui va très vite, donc prenez le temps de le domestiquer.

Y a quelque chose qui s’appelle le civisme, le sens commun, sur les réseaux sociaux : ça marche !

Si vous décidez de mettre (sur les réseaux sociaux) ce qu’il a de mieux en vous, si vous êtes une entreprise, une personne, hé bien ça marche. Et croyez-moi, faites le test : mettez ce dont vous êtes le plus fier sur les réseaux sociaux, vous allez voir ça marche.

On ne sait plus très bien, entre l’info (des médias) et le tweet, qui est né le premier. On l’a vu dans l’annonce de la mort de Martin Bouygues : il faut vérifier son information (…/…) Je vous recommande de tourner 7 fois votre pouce avant de twitter. Si vous devez retenir un truc, c’est que Twitter est live, public et conversationnel. Ne jamais réagir à chaud et surtout vérifier l’information : ce qui se dit sur Twitter n’est pas parole d’évangile (1)

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(1) lire et voir la vidéo associée : la démocratie des crédules

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