Fondation Concorde

La formation professionnelle pour renforcer notre industrie

Ce matin, mardi 3 avril 2012, j’ai eu le plaisir de participer au petit déjeuner organisé par la Fondation Concorde sur le thème « Comment la formation professionnelle renforce notre industrie » avec Henri Lachmann, Président du Conseil de Surveillance de Schneider Electric. Henri Lachmann, dont je ne déroulerai pas présentement les qualités, n’a pas sa langue dans sa poche. Lors de ce petit déjeuner, il nous a fait part de ses réflexions autour de la désindustrialisation de la France et des enjeux de la formation. A l’heure où les candidats à la présidence – et les medias – n’abordent pas les questions essentielles et sous estiment l’intelligence des français, Henri Lachmann nous a apporté une bouffée d’oxygène. Je vous livre, brut de décoffrage, quelques-uns de ses points de vue, observations et analyses.

Les faiblesses de la France

Rigidité : Rigidité administrative, rigidité du droit du travail, Individualisme, déficit de collectif, manque d’esprit de corps entre les TPE/PME/ETI et CAC40 alors que les entreprises devraient chasser en meute (1200 ETI en France contre 5000 en Allemagne)

L’Archaïsme social français est un énorme frein pour notre compétitivité. Les syndicats salariés sont mal financés. Je serai d’avis, d’une part, de faire payer par l’entreprise la vignette syndicale. Ça introduira une vraie démocratisation dans les relations du travail (…/…) ça nous permettra d’avoir une représentation des salariés « représentative ». Il vaut mieux que ce soit l’entreprise qui paye, plutôt que le détournement du financement de la formation »

La formation (au niveau global) :
faiblesse de notre manque de compétitivité

La financiarisation de l’économie, qui entraine une gestion courtermiste excessive. Sachant que le monde de l’industrie est un combat de long terme (les Allemands gagnent parce qu’ils ont une vision long terme)

Les enjeux économiques Français :

  • la formation et valoriser l’apprentissage, qui n’est pas un mode de pré-embauche mais un outil de formation.
  • le dialogue social
  • Recherche & Développement : « mettre l’argent à la disposition du futur et non pas du fonctionnement du présent ou des réparations du passé »
  • privilégier une politique industrielle et non la politique de concurrence (au niveau Européen)
  • s’attaquer à la dépense publique, en commençant par le mille feuilles

Pour aller plus loin, je vous invite à voir les publications de la Fondation Concorde, notamment la dernière : 33 propositions du Cercle des Entrepreneurs pour offir aux TPE et PME un nouvel élan

L’analyse d’Henri Lachmann rejoint celle de Blanche Segrestin (professeur à Mines ParisTech) qui vient de publier le livre « Refonder l’entreprise ». Je vous laisse en apprécier les qualités via l’entretien « Faire de l’entreprise un projet collectif », qu’elle a eu avec Laurent Faibis (Président de Xerfi).

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